Finalement, seule la première face ne contient aucune note du « frère musical que je n'ai jamais eu », dixit Eric Clapton, lequel avait enregistré avec Duane l'album Layla And Other Assorted Love Songs (1970), à savoir l'indéfinissable (comprendre par là à la croisée des genres blues, country et jazz) Ain't Wastin' Time No More, que Gregg Allman a composé en réaction à la mort de son frère, Les Brers In A Minor, une nouvelle pépite jazz-rock – suite à In Memory Of Elizabeth Reed sur le Live At Fillmore East - de Dicky Betts, ainsi qu'une ballade country de Gregg, Melissa.
Suit alors le coeur de l'album, Mountain Jam, One Way Out et Trouble No More, trois morceaux à nouveau tirés des mythiques concerts au Fillmore East de New York – de quoi compléter ce dernier en quelque sorte, et ils sont d'ailleurs repris sur la Deluxe Edition de l'album parue en 2002. Si le premier, variation sur un traditionnel des Caraïbes, First There Is A Mountain, popularisé par Donovan (sous le nom There Is A Mountain, on peut le trouver sur son Greatest Hits de 1968), est un trépident voyage entre free jazz et country de plus d'une demi-heure. Tandis que One Way Out et la tuerie (déjà présente sur le premier album) Trouble No More sont de solides et inlassables reprises de blues respectivement créditées à Sonny Boy Williamson et McKinley Morganfield (mais popularisée par Muddy Waters). Le Allman Brothers Band était si incontournable dans les Etats-Unis de ce début des années 70 qu'il était devenu le maître des lieux du Fillmore East, aussi Bill Graham ne pouvait faire autrement qu'appel à eux pour l'ultime concert avant sa fermeture le 27 juin 1971 (qui, rien que pour ce groupe, devait être insoutenable), lequel se termina à l'aube, le groupe ayant perdu toute notion du temps, ne réalisant l'heure qu'en voyant les premiers rayons du soleil...
C'est dire quelle exceptionnelle formation live était ce groupe de deux solistes hors pair, Duane et Dicky Betts, deux batteurs-percussionistes d'exception, Jai Johanny Johanson et Butch Trucks, un chanteur-pianiste irremplaçable, avec un timbre soul (à la Steve Winwood s'il faut situer), Gregg Allman, et un bassiste affuté comme il en est rarement, Berry Oakley, qui malheureusement ne tardera pas à imiter Duane, dans la même ville, à moto également, un an plus tard, presque jour pour jour. Malgré ces drames, le Allman Brothers Band tourne toujours aujourd'hui (avec les guitaristes Warren Haynes et Derek Trucks, neveu de Butch), tant il est légitimement une institution en son vaste pays, mais sans atteindre les mêmes sommets, fatalement. Ils n'ont malheureusement pas mis les pieds en Europe depuis 1991.
Suite à une anecdotique – si ce n'est l'un des utlimes faits d'armes de Duane - incursion funk, Stand Back, et en guise de sommet final, vient le joyau country de Dicky Betts, Blue Sky, une des plus célèbres compositions du groupe (classique de l'AOR), avec d'incroyables et magnifiques envolées de guitares – comprenez de Duane et Dicky - qui ont empêchées à plus d'un guitariste de dormir. Cette merveille est suivie par un ultime instrumental country-folk de Duane Allman, auquel est bien sûr dédié l'album, qui parvient à peine à nous empêcher de faire revenir le diamant, ou le laser, au début de la piste précédente, tant est terrassante de beauté et de pureté ce parfait moyen de faire aimer la country au plus indécrottable – façon de parler ! - détracteur de ce genre souvent nauséabond...
Bien que çà n'enlève rien de sa qualité, l'excellent - n°1 des charts - Brothers And Sisters (1973) n'est pas aussi imparable que cet ultime témoignange de l'exceptionnel état de grâce de ce groupe unique, bien que le succès atteindra son summum qu'à partir de l'album suscité, entraînant de monstrueuses tournées des stades, parmi les premières de l'histoire de la pop. On a rien fait de mieux que cet authentique, jamais démonstratif, mélange de blues, rock, country et jazz depuis.
(Capricorn)
Suit alors le coeur de l'album, Mountain Jam, One Way Out et Trouble No More, trois morceaux à nouveau tirés des mythiques concerts au Fillmore East de New York – de quoi compléter ce dernier en quelque sorte, et ils sont d'ailleurs repris sur la Deluxe Edition de l'album parue en 2002. Si le premier, variation sur un traditionnel des Caraïbes, First There Is A Mountain, popularisé par Donovan (sous le nom There Is A Mountain, on peut le trouver sur son Greatest Hits de 1968), est un trépident voyage entre free jazz et country de plus d'une demi-heure. Tandis que One Way Out et la tuerie (déjà présente sur le premier album) Trouble No More sont de solides et inlassables reprises de blues respectivement créditées à Sonny Boy Williamson et McKinley Morganfield (mais popularisée par Muddy Waters). Le Allman Brothers Band était si incontournable dans les Etats-Unis de ce début des années 70 qu'il était devenu le maître des lieux du Fillmore East, aussi Bill Graham ne pouvait faire autrement qu'appel à eux pour l'ultime concert avant sa fermeture le 27 juin 1971 (qui, rien que pour ce groupe, devait être insoutenable), lequel se termina à l'aube, le groupe ayant perdu toute notion du temps, ne réalisant l'heure qu'en voyant les premiers rayons du soleil...
C'est dire quelle exceptionnelle formation live était ce groupe de deux solistes hors pair, Duane et Dicky Betts, deux batteurs-percussionistes d'exception, Jai Johanny Johanson et Butch Trucks, un chanteur-pianiste irremplaçable, avec un timbre soul (à la Steve Winwood s'il faut situer), Gregg Allman, et un bassiste affuté comme il en est rarement, Berry Oakley, qui malheureusement ne tardera pas à imiter Duane, dans la même ville, à moto également, un an plus tard, presque jour pour jour. Malgré ces drames, le Allman Brothers Band tourne toujours aujourd'hui (avec les guitaristes Warren Haynes et Derek Trucks, neveu de Butch), tant il est légitimement une institution en son vaste pays, mais sans atteindre les mêmes sommets, fatalement. Ils n'ont malheureusement pas mis les pieds en Europe depuis 1991.
Suite à une anecdotique – si ce n'est l'un des utlimes faits d'armes de Duane - incursion funk, Stand Back, et en guise de sommet final, vient le joyau country de Dicky Betts, Blue Sky, une des plus célèbres compositions du groupe (classique de l'AOR), avec d'incroyables et magnifiques envolées de guitares – comprenez de Duane et Dicky - qui ont empêchées à plus d'un guitariste de dormir. Cette merveille est suivie par un ultime instrumental country-folk de Duane Allman, auquel est bien sûr dédié l'album, qui parvient à peine à nous empêcher de faire revenir le diamant, ou le laser, au début de la piste précédente, tant est terrassante de beauté et de pureté ce parfait moyen de faire aimer la country au plus indécrottable – façon de parler ! - détracteur de ce genre souvent nauséabond...
Bien que çà n'enlève rien de sa qualité, l'excellent - n°1 des charts - Brothers And Sisters (1973) n'est pas aussi imparable que cet ultime témoignange de l'exceptionnel état de grâce de ce groupe unique, bien que le succès atteindra son summum qu'à partir de l'album suscité, entraînant de monstrueuses tournées des stades, parmi les premières de l'histoire de la pop. On a rien fait de mieux que cet authentique, jamais démonstratif, mélange de blues, rock, country et jazz depuis.
(Capricorn)
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