Formé en 1965, l'Incredible String Band, mené par les multi-instrumentistes Mike Heron et Robin Williamson réalise là son plus bel album, bien que son prédécesseur, The 5000 Spirits Of The Layers Of The Onion (1967) lui est souvent préféré par les critiques, qui en ont fait le Sergent Pepper's Lonely Hearts Club Band du folk... Deux disques à la réputation surfaite ? C'est sans doute pour l'innovation car, qualitativement, les morceaux qui composent ce dernier ne valent pas ceux de Rubber Soul, Revolver, The Beatles ou Abbey Road, à l'instar des "5000 esprits des couches des oignons" (!) face à son successeur. En tout cas, à l'image de leurs visuels de pochettes, ces disques sont bien ancrés dans leurs années respectives ; en 1968, le psychédélisme était déjà dépassé, et ses musiciens ne vont pas tarder à se recycler dans le progressif, pour le meilleur comme pour le pire ; on revient à quelque chose de plus rationnel, bien que le mot est inadapté car Hangman's demeure assez mystique, voire même panthéiste (philosophie selon laquelle tout est Dieu) !
La bucolique et charmante photographie de la pochette (le groupe entouré des enfants d'un ami), prise le jour de Noël 1967, a probablement incité ses admirateurs à fonder de nombreuses communautés hippie. Enregistré en décembre 1967 aux studios Sound Techniques de Londres sur une console 8 pistes, un luxe à l'époque, The Hangman's Beautiful Daughter parviendra à rester classé 27 semaines dans les charts au Royaume-Uni, en atteignant la cinquième place, et s'est au final écoulé à 800.000 exemplaires. Quelle époque ! Il faut préciser que ce groupe était alors l'un des plus hype de la scène underground de Londres, avec Pink Floyd ou The Soft Machine. Et qu'ils passionne des gars comme Robert Plant (qui dit que son fameux groupe a "trouvé son chemin en écoutant Hangman's et en suivant les instructions", bien qu'il ne s'agit pas d'une bible du capitalisme), Paul McCartney, Bob Dylan, Steve Winwood... Jusqu'à snober les courtoises avances, avec limousine avancée, de Mick Jagger et Keith Richard pour signer sur leur label fraîchement crée.
Ce disque, fondement de l'acid folk, n'est pas étranger à l'émergence de la world music. Les membres de l'Incredible String Band jouent de nombre d'instruments orientaux. Il est un des groupes phares, avec Pentangle (avec Bert Jansch et John Renbourn) ou Fairport Convention (avec Sandy Denny et Richard Thompson), de cette nouvelle scène folk anglaise, initiée par Bert Jansch et Donovan.
(Elektra)
La bucolique et charmante photographie de la pochette (le groupe entouré des enfants d'un ami), prise le jour de Noël 1967, a probablement incité ses admirateurs à fonder de nombreuses communautés hippie. Enregistré en décembre 1967 aux studios Sound Techniques de Londres sur une console 8 pistes, un luxe à l'époque, The Hangman's Beautiful Daughter parviendra à rester classé 27 semaines dans les charts au Royaume-Uni, en atteignant la cinquième place, et s'est au final écoulé à 800.000 exemplaires. Quelle époque ! Il faut préciser que ce groupe était alors l'un des plus hype de la scène underground de Londres, avec Pink Floyd ou The Soft Machine. Et qu'ils passionne des gars comme Robert Plant (qui dit que son fameux groupe a "trouvé son chemin en écoutant Hangman's et en suivant les instructions", bien qu'il ne s'agit pas d'une bible du capitalisme), Paul McCartney, Bob Dylan, Steve Winwood... Jusqu'à snober les courtoises avances, avec limousine avancée, de Mick Jagger et Keith Richard pour signer sur leur label fraîchement crée.
Ce disque, fondement de l'acid folk, n'est pas étranger à l'émergence de la world music. Les membres de l'Incredible String Band jouent de nombre d'instruments orientaux. Il est un des groupes phares, avec Pentangle (avec Bert Jansch et John Renbourn) ou Fairport Convention (avec Sandy Denny et Richard Thompson), de cette nouvelle scène folk anglaise, initiée par Bert Jansch et Donovan.
(Elektra)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire